Gorges de la Rivière-Noire : De parc national à réserve de biosphère

Gorges de la Rivière-Noire

Reconnaissance internationale pour les 2% de forêt vierge qu’il nous reste. Le parc national des Gorges de la Rivière-Noire est sur le point d’être reconnu comme « réserve de biosphère » par l’Unesco. C’est du moins ce que nous apprenons du ministère de l’Agro-industrie.

L’Unesco souhaite que Maurice revoie les caractéristiques des Gorges de la Rivière-Noire, de la forêt de Macchabée et celle de Bel-Ombre. Le but est pour que les forêts de Macchabée et Bel-Ombre soient reclassées comme réserves de biosphère. Le gouvernement en profitera pour classer l’ensemble des Gorges.

Gorges de la Rivière-Noire
La grosse Cateau verte.

Pour rappel, Macchabée et Bel Ombre ont été proclamées réserves de biosphère en 1977. C’est lors d’un atelier de travail jeudi dernier à Quatre-Bornes que l’annonce a été faite. La proposition de création du parc national des Gorges de la Rivière-Noire en tant que réserve de biosphère est à l’étude. Le ministère de l’Agro-industrie, à travers le National Parcs Conservation Service (NPCS), a récemment rénové le parc en enlevant des plantes envahissantes et en éliminant les plantes exotiques. Selon le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, une fois le parc proclamé « biosphère de Maurice », cette appellation sera étendue à d’autres zones-tampon du parc.

L’élimination des plantes envahissantes se fait par le NPCS en collaboration avec le secteur privé. Selon Keshwar Beehary-Panray, président de l’Environment Protection and Conservation Organisation (EPCO), l’Ong s’y met aussi. Les deux envahisseurs de notre parc national sont : l’acacia et la goyave de Chine. EPCO a mis en place un projet de récupération des bois. Les bois enlevés du parc seront utilisés pour construire des objets divers : banc, table, porte-manteaux, entre autres.

Keshwar Beehary-Panray affirme, qu’en sus de la déforestation, la goyave de Chine est la plus grande menace qui pèse sur la forêt endémique de Maurice. Il affirme que cette plante gagne du terrain et se propage très vite. D’ailleurs, la goyave possède la capacité de tuer les plantes endémiques et élimine leur reproduction. « Si le parc n’est pas nettoyé de ces envahisseurs, nous allons perdre notre biodiversité. »

Maurice veut mener à bien cette mission et, pour cela, un dossier « solide » sera transmis aux experts de l’Unesco. L’inscription du parc national des Gorges de la Rivière-Noire permettra de préserver les richesses de sa biodiversité : les plantes endémiques, les animaux, surtout que certains sont en voie de disparition. Parmi, on compte : l’ébénier, le bois pomme, le tambalacoque, la Grosse Cateau Verte, le Pigeon Rose, entre autres.

Le but du programme est d’identifier et d’évaluer les changements dans la biosphère. Il examine les effets et des activités humaines et naturelles sur l’homme et l’environnement. Surtout dans le contexte du changement climatique. Le programme vise aussi à étudier et à comparer les relations entre les écosystèmes naturels. Le programme de l’Unesco «man and the biosphere » a été lancé en 1971 avec pour objectif d’améliorer et de consolider les relations entre l’homme et son environnement. Les réserves de biosphère sont des zones d’écosystème terrestres et côtiers présentant des projets de conservation de la biodiversité et son utilisation durable. Le réseau mondial de réserves de biosphère compte 122 États membres, dont 686 sites, à travers le monde.


Les Gorges de la Rivière-Noire

Les Gorges de la Rivière-Noire

Proclamé parc national en 1994, les Gorges de la Rivière-Noire couvrent 67,54 km, soit 6574 hectares. Le parc abrite une forêt endémique qui représente 2,5% des terres du pays. Le parc asile à 300 espèces de plantes et neuf espèces d’oiseaux endémiques. Il abrite le bois d’Ebène de même que des arbres en danger de disparition, comme le bois de pomme. Le parc abrite aussi la Crécerelle, le Pigeon Rose, la Grosse Cateau Verte, entre autres.

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