Sov Lanatir s’engage pour préserver l’écologie

Sov Lanatir est une organisation à but non lucratif, fondée en avril 2019, dans le cadre du programme National Leadership Engine de 2019, organisé par le National Productivity and Competitiveness Council. Ce dernier est sous l’égide du ministère de la Jeunesse et des Sports et du ministère de la Bonne gouvernance.

L’équipe de Sov Lanatir se composait au départ de six membres, sous la direction du président et fondateur Krishna D. Pentayah, 21 ans. C’est un étudiant en troisième année en Mechanical Engineering. Après la fin de la compétition, tous les membres ont quitté l’organisation, sauf le fondateur.

Toutefois, l’organisation s’est vite remise sur pied pour entamer son chemin avec une cause : sauver la nature. Comptant aujourd’hui dix membres exécutifs et 300 membres à travers l’île et à Rodrigues, les membres de Sov Lanatir s’engagent avec la conviction que « Now of Everything ! »

Pour eux, tout ce qui se passe maintenant a un impact sur l’avenir du climat. « La conscience environnementale, la préservation, la pollution et l’éducation en matière d’environnement sont prioritaires », explique Krishna D. Pentayah.

Il estime que les jeunes doivent prendre conscience de la gravité de la situation plus que quiconque, parce que leur futur dépend de l’état de la planète. « Il n’y a pas de planète B. Les jeunes sont intelligents et pleins d’énergie, mais il faut les canaliser. Nous avons besoin d’un jeune leader avec des idées réalisables en peu de temps. Sov Lanatir est la plateforme idéale pour canaliser l’énergie des jeunes du pays en positivité. »

Il est possible d’utiliser les arts, la science, la spiritualité et le sport pour créer une connexion immédiate entre les humains et la nature et devenir écoconscient»

Incontestablement, la cause environnementale est au cœur des priorités des jeunes étudiants, conscients qu’ils sont la nouvelle génération et qu’ils doivent agir maintenant.

« Pour changer la mentalité, il faut de la psychologie, ce qui touche aux émotions, aux pensées critiques et aux réactions comportementales liées au changement. Il est possible d’utiliser les arts, la science, la spiritualité et le sport pour créer une connexion immédiate entre les humains et la nature et devenir écoconscient. À mesure que l’organisation prend de l’ampleur, notre influence s’accroît. Nous allons utiliser nos services fondamentaux pour essayer de changer la mentalité, tous ensemble », fait-il comprendre.

Approche

Les membres de Sov lanatir aspirent à inspirer en donnant l’exemple. Ils utilisent l’art comme moyen de communication notamment la poésie et les slams en Kreol. « Nous incluons l’art dans nos projets, afin d’encourager les jeunes à s’exprimer et à livrer notre message d’une manière percutante. Nous prônons la préservation du patrimoine et le partage de notre culture. »

L’organisation organise des campagnes de nettoyage à travers l’île. En ce qui concerne son département artistique, elle a un programme intitulé : « Nu Lar pou Sov Lanatir upcycling ». Elle soutient également la langue créole officielle pour la promotion du mauritianisme. Elle participe au programme de reforestation, encourageant la mise en terre d’un million d’arbres avant 2030.

« Nous avons récemment fait du bénévolat et planté 257 arbres endémiques dans la réserve forestière d’Ebony avec l’aide d’experts », fait ressortir le fondateur de Sov Lanatir. De plus, le bien-être animalier est important pour cette organisation. Elle organise des événements permettant au public de se connecter aux animaux.

Elle fait usage de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques. Ses membres mettent l’accent sur des discours qui inspirent le changement chez les jeunes. Sov Lanatir a aussi une approche spirituelle.

« Nous intégrons divers domaines comme les arts, les sports, la poésie, la photographie, la vidéographie, les sciences dans Sov Lanatir. Nous croyons fermement que ces différences sont importantes et qu’elles sont certainement des facteurs qui nous aideront à atteindre notre objectif : un avenir écologique », fait-il ressortir.

Portrait

Qui est Krishna D. Pentayah ?

Krishna D. Pentayah, fondateur et président de l’organisation Sov Lanatir.

Étudiant en troisième année d’ingénierie mécanique à l’université de Maurice, Krishna D. Pentayah, 21 ans, est le fondateur et président de l’organisation non lucrative Sov Lanatir. Il a fréquenté la Mahatma Gandhi Secondary School de Flacq, où il a suivi la filière scientifique et les mathématiques.

Il a un vif intérêt pour les arts, la musique, la poésie et le dessin. « Le mélange entre les arts et les sciences m’a rendu conscient de l’environnement et de la nature. Je puise presque toute mon inspiration artistique de la nature. Étant poète, j’accorde une haute estime à chaque mot que j’utilise. J’écris toujours la nature avec la majuscule “N” pour marquer son importance divine dans ma vie artistique et scientifique. Fondamentalement, la nature influence en grande partie ma définition de Dieu. J’agis de manière désintéressée pour propager l’énergie positive pour protéger la nature et ses individus », confie-t-il.

Cette synergie a grandement défini son choix de carrière. « Mon métier de rêve a toujours été de devenir le premier ingénieur-astronaute mauricien. J’ai longtemps été profondément fasciné par les explorations spatiales et les progrès scientifiques. Cependant, durant ma vie, ce rêve a été réorienté. Il s’agit en effet d’un sujet discutable, à savoir si l’on devrait dépenser plus d’argent pour sauver notre planète, plutôt que de visiter les autres ; dans le contexte de l’exploration spatiale. »

Toutefois, le jeune homme a vite trouvé la solution afin de maintenir son engagement pour la cause de la protection de la planète. « Un Boeing 747 utilise 7 840 kg de carburant avion pour les parties décollage, montée et descente du vol, ce qui représente environ 250 km. Pour les trajets plus longs, l’avion utilise 10,1 kg par kilomètre supplémentaire, dans des conditions de croisière typiques. Ainsi, pour voler 530 km, il utilise 10 668 kg de carburant, qui libère un peu plus de 33 tonnes. Mon rêve est de créer le vaisseau aéronautique le plus respectueux de l’environnement », soutient-il.

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