Quoi de Vert? Reboisement de La Citadelle : une décennie d’action pour rendre sa verdure à la sentinelle de Port-Louis

Débuté il y a dix ans, le projet de reboisement de la Citadelle a pour objectif de reconstituer une couverture végétale indigène sur une superficie d’environ huit hectares (80 % de la superficie totale) sur les flancs de la Petite Montagne, dite La Citadelle.

Durant la semaine du 12 au 18 juillet, le Rotary Club de Port-Louis Citadelle a mis en terre 25 plantes endémiques. Le président du club, Kooshal Nundlall a expliqué que ce projet visait à mettre en place un espace vert sur cette zone historique de la Capitale, avec des plantes indigènes adaptées et respectant le patrimoine historique du lieu. Ce projet vise à restaurer la flore endémique en milieu urbain et périurbain. Il est mené conjointement par le Rotary Club Port-Louis Citadelle et la Fondation Ressources et Nature (Forena), en partenariat avec l’UNDP GEF Small Grants Programme pour le premier financement.

Différents ministères ont été impliqués, plus particulièrement les suivants : le ministère du Tourisme, de l’Environnement, de l’Agro-Industrie, des Terres et du Logement, des Arts et de la Culture, ainsi que la municipalité de Port-Louis. Plusieurs institutions publiques et privées ont également participé à ce projet.

Le Rotary Club de Port-Louis Citadelle, avec l’assistance de la Forena, est responsable de la fourniture des plantes endémiques. Aujourd’hui, depuis maintenant huit ans, ces deux organisations continuent à œuvrer afin de restaurer les pentes dévastées de La Citadelle en mettant en terre des milliers de plantes issues de plus d’une trentaine d’espèces endémiques de Maurice.

Pourquoi faut-il reboiser ?

Les impacts de la déforestation et du réchauffement climatique sont plus que jamais ressentis et font déjà des dégâts en termes de vies humaines et de pertes pour les biens et les productions agricoles. Cette tendance devrait s’accélérer au fur et à mesure que d’autres forêts primaires sont détruites et que des millions de tonnes de dioxyde de carbone sont déversées quotidiennement dans l’atmosphère de par les activités humaines.

« Le consensus parmi les scientifiques crédibles est que la situation deviendra catastrophique pour notre civilisation à moyen terme, si des mesures concrètes ne sont pas prises immédiatement pour, à la fois, combattre et faciliter l’adaptation à ces changements. Il y a là une cause pratique, mais aussi morale à prendre des mesures décisives », explique le club.

La biodiversité mondiale diminue à un rythme alarmant et la planète va connaître la sixième extinction de masse, la seule causée par une espèce. La protection de la biodiversité se résume à se protéger soi-même, puisque nous dépendons incontestablement de la biodiversité pour notre bien-être, mais et surtout, pour notre survie.

Or, au niveau local, ce projet de reboisement vise à rectifier ces deux formes les plus graves de dégradation environnementale, premièrement en recréant la forêt indigène, qui a été détruite par les humains, et deuxièmement à installer de nouvelles populations de plantes indigènes et endémiques rares ou menacées et ainsi restaurer les services écosystémiques endommagés ou perdus.