Lamer. Later. Lavi. – Lutte contre le changement climatique : Bel-Ombre en pleine lumière
Le groupe Rogers affiche sa volonté de placer la région de Bel-Ombre au cœur de son engagement dans la lutte contre le changement climatique. Il veut en faire un territoire où l’homme et la nature prospèrent au quotidien.

Cette décennie va marquer le début d’une nouvelle ère pour Bel-Ombre. La région entière sera dédiée aux pratiques de durabilité. « Bel Ombre. Lamer. Later. Lavi. » est une nouvelle étape du cheminement de Rogers vers la promotion de l’art de vivre tropical et durable. Cette marque territoriale a été lancée le mercredi 18 mai, dans le cadre enchanteur du Château de Bel-Ombre.
« Notre ambition est immense, tout comme notre conviction qu’il n’y aura pas de lendemain si nous ne changeons pas nos paradigmes aujourd’hui », souligne le Chief Executive Officer (CEO) de Rogers, Philippe Espitalier-Noël. La création d’une marque territoriale répond au besoin d’une feuille de route claire et intégrée permettant de rallier et engager toutes les parties prenantes autour d’un objectif commun : celui de façonner Bel-Ombre pour un avenir meilleur et durable.
« Notre initiative voit le jour dans un contexte inquiétant. Les données démontrent que notre planète va mal. Le dernier rapport du GIEC indique qu’il ne nous reste plus que trois ans pour limiter des catastrophes climatiques sans précédent à travers le monde », fait-il ressortir.
Philippe Espitalier-Noël cite le World Risk Report de 2021 qui classe Maurice au 27e rang des pays les plus exposés au changement climatique sur 181 pays. « Avec les menaces actuelles et émergentes, de nouveaux objectifs doivent être définis pour notre pays. Ils doivent être suffisamment audacieux pour inverser la dynamique en jeu et faire de Maurice un modèle en matière de durabilité et d’inclusion. »
Le temps des intentions est révolu. Les défis climatiques mondiaux ne peuvent être surmontés que par la somme d’actions locales urgentes, martèle Philippe Espitalier-Noël. « Alors que le besoin d’actions tangibles pour lutter contre le changement climatique se fait ressentir, tant au niveau national qu’international, nous proposons d’opérer un changement de paradigme de la vision de Bel-Ombre. »
« Au tournant du 21e siècle, le Bel-Ombre ‘de la culture et de la mouture de la canne à sucre’ a ouvert la voie à la création d’un développement agro-touristique durable, inclusif. La nouvelle marque territoriale de Bel-Ombre porte un sens du lieu renforcé qui se veut être un laboratoire où les pratiques durables sont expérimentées pour relever les défis de demain », poursuit Philippe Espitalier-Noël.
L’heure, dit-il, est à l’action. « Le gouvernement, le secteur privé et les organisations citoyennes sont des partenaires essentiels dans cette transition vers une île Maurice plus durable. »
Sustainable Smart Village
Cela fait plusieurs mois que Rogers s’attelle à l’élaboration du plan directeur d’un « Sustainable Smart Village ». « Nous devons être alignés sur les résultats souhaités pour demain et sur les besoins actuels et futurs de nos communautés, que ce soit en termes d’infrastructures, d’offres résidentielles, d’éducation ou de divertissement », indique Philippe Espitalier-Noël.
Rogers a aussi l’ambition de faire de Bel-Ombre une destination écotouristique dynamique. « Pour renforcer leur engagement à préserver la beauté des paysages naturels, de nombreux pays ont créé des labels pour leur route scénique. Un exemple étant ‘La Route des Sens Authentiques’ en Corse. Notre aspiration pour Maurice est que la Route du Sud-Ouest menant de Souillac au Morne et à Plaine-Champagne soit officiellement labellisée ‘The Bel Ombre Scenic Route’, la route de ‘Lamer. Later. Lavi’. Une telle initiative offrira des avantages tangibles à la région ainsi qu’au pays », estime le CEO de Rogers.
Lamer
L’une des priorités de Rogers au cours de cette dernière décennie a été la préservation et la réhabilitation du lagon de Bel-Ombre.
« Nos écosystèmes marins et terrestres sont surveillés de près par des programmes de conservation. Il y a quelques années, nous avons lancé un projet de réhabilitation des plages qui a montré des résultats concluants », explique Philippe Espitalier-Noël.
L’installation de modules de récifs artificiels a permis une régénération notable de la vie marine dans le lagon. « De plus, nous avons intégré des pratiques de développement durable et responsable mais aussi d’éducation et de sensibilisation dans nos offres d’hôtellerie et de loisirs de cette région du sud-ouest de Maurice. »
Later
En 1971, le groupe Rogers, sous l’impulsion d’Amédée Maingard, fait l’acquisition du Domaine de Bel-Ombre créé en 1765. L’ambition : en faire le fer de lance du développement touristique de la côte sud-ouest. Hôtels, restaurants, golf et villas ont été soigneusement intégrés à ce paysage, coexistant avec la nature omniprésente et sublimant l’héritage de l’ancien domaine sucrier.
Lavi
La région de Bel-Ombre a réuni des hommes et des femmes du secteur public, du secteur privé et des collectivités environnantes tout au long de son histoire. Tous animés par l’amour de ce lieu. « Une passion que nous avons voulu perpétuer pour unir sous une même ombrelle toutes les communautés et les personnes qui travaillent ensemble pour renforcer la résilience de la région », fait ressortir Philippe Espitalier-Noël.
Steven Obeegadoo : «L’heure est venue d’agir»
« Le changement climatique représente une crise existentielle tragique. Réversible, elle peut être salutaire. Je suis totalement d’accord que l’heure est venue d’agir », soutient le Premier ministre adjoint, Steven Obeegadoo, présent au lancement de la marque territoriale de Bel-Ombre.
Selon lui, « Bel Ombre. Lamer. Later. Lavi. » se positionne dans le droit fil de la stratégie énoncée par le comité conjoint public-privé autour du concept de partenariat « One Mauritius ». D’ailleurs, fait-il savoir, le projet de développement de Bel-Ombre est issu d’un partenariat fort public-privé de plus de 20 ans.
« Nous prônons un tourisme durable, inclusif et équitable avec l’humain comme acteur central. Nous voulons ainsi encourager et accompagner le développement de produits et services dans le secteur respectueux de l’environnement », dit-il.
Lors de son discours, Steven Obeegadoo a aussi évoqué l’ambition du gouvernement d’atteindre le million de touristes. « Même si le tourisme fait face à des défis colossaux, nous avons le devoir d’être ambitieux. Si nous nous battons pour bien faire, d’autres défis seront relevés, dont une meilleure connectivité aérienne. D’ailleurs, il y a des signes positifs, comme Emirates qui passera à 14 vols en Airbus d’ici le 23 juin, entre autres », souligne-t-il.
De son côté, Philippe Espitalier-Noël estime que la barre du million de touristes en 2022 est atteignable. Maurice gagnera en attractivité en accueillant les visiteurs dans un cadre harmonieux, cohérent, authentique et durable, avance-t-il. « À l’heure où les visiteurs étrangers redécouvrent les atouts de notre pays, Bel-Ombre a tout ce qu’il faut pour se positionner comme une destination dans la destination. »
