Déversement à Fort-William : les cours d’eau pas affectés

Il n’y a eu aucune pollution de la mer et des nappes phréatiques après le déversement de l’huile lourde à Fort-William. C’est ce qu’a révélé le Laboratoire national de l’environnement (LNE).

Le ministre de l’Énergie Joe Lesjongard et le ministre de l’Environnement Kavy Ramano ont donné l’assurance au député Fabrice David que les cours d’eau n’avaient pas été touchés.

Selon Joe Lesjongard, un feu de brousse s’est déclaré le 29 octobre sur un terrain tombant sous la responsabilité de la Mauritius Port Authority (MPA). Le terrain se trouve à 100 mètres du centre de stockage d’huile lourde du Central Electricity Board (CEB) à Fort-William.

Une fois le feu maîtrisé par les pompiers, le CEB a effectué un constat, le 30 octobre. Des tests ont été réalisés, car des conduits d’huile passent sous terre à cet endroit. Une fuite a été détectée et le CEB a activé son Oil Spill Contingency Plan. Le ministère de l’Environnement, le National Disaster Committee et les Port Emergency Services ont été alertés.

Depuis le déversement, l’huile a été pompée chaque jour avec l’aide de Vivo energy et de Petro Contracting, des firmes expertes dans le maniement de l’hydrocarbure et de son stockage.

Selon Joe Lesjongard, des échantillons de l’eau de mer ont été prélevés à 300, 500 et 1 000 mètres du site et aucune trace d’huile n’a été décelée.

Le ministre Kavy Ramano a fait comprendre que le directeur de l’Environnement en a été informé le 30 octobre 2020, comme le prévoit l’Environment Protection Act.

Le CEB a été sommé de restaurer l’environnement, d’éliminer les risques de pollution et d’enlever les polluants du site. Le CEB doit soumettre quotidiennement un rapport à ce sujet. La police enquête sur l’incendie. Le ministre a fait comprendre que les eaux souterraines, les rivières et les bassins n’ont pas été pollués par l’hydrocarbure.

Toutefois, il faudra plusieurs mois avant que les microorganismes n’absorbent les résidus d’huile de la terre.