Dépotoirs sauvages : infectes et révoltants

Vivement les déchèteries. Les dépotoirs sauvages augmentent dans le pays. Dans ces lieux cachés des regards, des camionneurs pollueurs ou tout simplement des Mauriciens, qui ne sont pas suffisamment éduqués sur la nécessité de garder le pays propre, y viennent déverser leurs ordures.

Cette semaine, nous débutons une campagne de dénonciation contre ces dépotoirs sauvages. Aidée de nos collaborateurs, notre équipe publiera des photographies des lieux pour dénoncer et sensibiliser. Cette semaine, notre collaboratrice Diane Desmarais est tombée sur un dépotoir de grande envergure dans la région du pont de Savinia (L’Escalier), sur les bordures d’une rivière. Le lieu s’est transformé en une déchèterie improvisée pour les habitants de la région. Les déchets tombent en cascade dans la rivière. On y trouve de tout : réfrigérateurs, matelas, plastiques, déchets de construction et animaux morts, entre autres. La police de l’environnement a été alertée et les collectivités locales devront agir au plus vite et placer une surveillance pour trouver les coupables.

Avec les pluies, ces déchets finissent dans les rivières et éventuellement, dans la mer. Pour cette raison, le ministère de l’Environnement est venu de l’avant avec le projet de déchèteries à travers le pays. La première installation a été mise en opération le 18 novembre 2020 à La Chaumière. Pour le moment, le ministère procède à un relevé pour établir un calcul du volume de déchets collectés dans les déchèteries sur un mois.

D’ailleurs, les procédures et travaux sont en cours sur deux autres sites : la Laura et Roche-Bois. Ces deux stations de transfert accueilleront aussi des déchèteries. La deuxième installation sera opérationnelle en mars 2021. De plus, le programme du ministère de l’Environnement prévoit que trois autres déchèteries seront opérationnelles entre mars et octobre 2021.

Le but de ces installations, c’est d’éviter que des déchets se retrouvent dans la nature et aussi pour réduire leur taux d’enfouissement. D’ailleurs, les amendes pour les dépôts illégaux d’ordures seront plus sévères.

Donc, Le Défi Vert, dans sa démarche citoyenne, appelle les Mauriciens à dénoncer et à photographier ces dépotoirs illégaux, pour que nous puissions relayer les informations aux autorités concernées et leur demander de nettoyer les lieux. Dans la même foulée, Le Défi Vert demande aux citoyens de ne plus salir l’île, qui est un espace de vie pour nous tous.