Curepipe : Drogués, prostituées et déchets sur un terrain en friche

2020 sera sous le signe de la réforme environnementale. Comme promis par le ministre de l’environnement Kavy Ramano, des lois et des réformes sont attendues. Pour notre part, nous débutons cette année avec une campagne de dénonciation. Nous allons pointer du doigt les pollueurs et la pollution.

C’est une scène désolante, à l’angle des rues Malherbes et Vitry, à côté du nouveau Dream Price de Malherbe Basse, Curepipe, un terrain en friche qui abritait le collège St Helena. Ce terrain est symptomatique de presque tous les terrains en friche à Maurice : les gens y déversent leurs déchets. On y trouve sofa, frigidaire, ordinateur, télévision, parapluie cassé, boîte à emporter, carton, éponge, tôle calciné, nourriture avariée, plastique sous toutes ses formes, bac de métal…

Les propriétaires de ce lieu ont réagi dans le passé en clôturant les lieux à l’aide de fil vert tressé et de pôles en fer. Assez rapidement, les pôles ont été arrachés du sol ou coupés, le grillage ramené au sol ou volé. L’accès à ce terrain qui fait plusieurs arpents est désormais libre. De temps en temps, les propriétaires y dépêchent un ou deux hommes pour la végétation au bord de la route. Or, les bâtiments délabrés de l’ex-collège tiennent toujours. Il ne se passe pas un seul jour sans que des individus louches ne rodent sur les lieux. Certains pour faire leurs besoins, d’autres pour se droguer ou y passer la nuit et encore ceux qui y emmènent des filles de joie.

Les voisins sont indignés et excédés. Par la laideur qui s’étale devant eux, vecteur de maladies. Par ces individus qui y circulent de jour comme de nuit, un danger pour les passants. Raser ce qui reste des bâtiments aurait réduit le danger pour les habitants. Or, la municipalité n’a pas réagi. Ce qui a désolé le voisinage pendant longtemps.

Tout ceci pour dire que le plus grand pollueur reste le Mauricien. Malgré toutes les campagnes de sensibilisation et de nettoyage rapportées dans les médias, il continue de polluer de plus belle. Les enjeux climatiques et économiques liés à la pollution continuent de le laisser indifférent.

Franchement, c’est à désespérer !