COP26 – Élimination du charbon : les pays montrent patte blanche

Pléiade d’annonces à la COP26, à Glasgow. Des engagements ont également été pris. C’est ainsi que vingt pays, dont le Canada et les États-Unis, se sont engagés à abandonner l’investissement dans les centrales à charbon.

Effet d’annonce ? Greenwashing (écoblanchiment) ? Ou réelle volonté d’en finir avec le charbon, dont la part dans la production énergétique mondiale est de 37 % ? Et qui compte pour 27 % des émissions globales de CO2, selon l’Agence internationale de l’énergie. Ce qui est sûr, c’est que la COP26 a été le témoin de plusieurs annonces, le but ultime étant de limiter la hausse de la température globale à moins de 1,5ºC avant la fin du siècle.

Comment y parvenir ? D’ores et déjà, à Glasgow le 31 octobre, à l’ouverture de la COP26, les chefs d’État des pays du G20 se sont engagés à ne plus subventionner des centrales à charbon à l’étranger, d’ici la fin de l’année. Et le 4 novembre, un accord a été présenté afin d’inciter 190 pays à abandonner l’investissement dans de telles infrastructures.

Vingt pays, dont le Canada et les États-Unis, s’y sont engagés. La Pologne, 9e plus gros producteur au monde, le Chili et le Vietnam, deux gros exportateurs de charbon, ont pris l’engagement de ne plus construire de centrales ni d’investir dans de telles installations à l’étranger. De son côté, la Powering Past Coal Alliance a rallié 7 pays et 14 institutions financières à cette cause. En revanche, la Chine, le Japon et la République de Corée du Sud n’ont pas pris d’engagement pour mettre fin à l’exploitation du charbon.

Autres annonces : l’Inde prévoit une neutralité carbone après 2070, soit dans environ cinquante ans. Tandis que le Premier ministre britannique, Boris Johnson, prône l’arrêt de la production des véhicules thermiques.

Dans la Global Clean Power Transition Statement, Alok Sharma, président de la COP 26, a réitéré l’objectif défini dans l’Accord de Paris, pour que le charbon disparaisse d’ici 2030 dans les principales économies et ailleurs d’ici 2040. C’est justement à l’horizon 2030 que Maurice, qui fait partie de l’Alliance of Small Island States, compte en finir avec l’utilisation du charbon.

Une ambition énoncée dans le Budget 2021-22. Et réitérée, en juillet dernier, par le ministre de l’Énergie, Joe Lesjongard, lors des débats budgétaires. Il avait souligné que la part de l’énergie verte sera rehaussée à 60 %. Une ambition incompatible avec The Offshore Petroleum Bill ?

Pollution : Coca-Cola encourage le tri des bouteilles en plastique

Le développement durable n’est pas un vain mot pour Coca-Cola Île Maurice. Dans le cadre de son initiative World Without Waste, qui préconise la consommation responsable et l’action pour le climat, l’organisation apporte son soutien à Yes No Solutions. Celle-ci sensibilise les populations afin de combattre la pollution plastique.

Cette collaboration a permis à Yes No Solutions de mettre en place une quinzaine de poubelles de tri de deux compartiments à travers l’île, pour qu’on y dispose les bouteilles en plastique et les cannettes en aluminium. Ses partenaires, tels que PhoenixEarth, une initiative de Phoenix Beverages Ltd, Mission Verte et We-Recycle, sont également associés à ce projet. Ils soutiennent les opérations de Coca-Cola et Fuze Tea sur le terrain, sensibilisant les consommateurs à la pollution plastique et à l’utilisation des poubelles de tri, afin de promouvoir le recyclage.

L’objectif est de responsabiliser les Mauriciens quant à l’utilisation des poubelles de tri. Ce qui promeut l’économie circulaire locale.

Activation des poubelles de Coca-Cola

Jeudi 4 novembre : à Triolet
Samedi 6 novembre : à Grand-Baie La Croisette (Foodcourt et Intermart Hypermarché)
Mercredi 10 novembre : Engen, à Curepipe
Lundi 12 novembre : Shell, à Roche-Bois
Samedi 19 novembre : Total, à Mapou

Les PEID appellent à plus de financement

Les petits États insulaires en développement (PEID) demandent une aide financière. En tant que PEID, Maurice est très vulnérable. Car même si sa contribution au taux d’émission globale de CO2 est insignifiante, l’île ressent les effets du changement climatique causés par les pays lourdement industrialisés qui ont, eux, les moyens de combattre les catastrophes, voire d’en mitiger les effets. C’est ainsi que, le 2 novembre, lors de son intervention, le Premier ministre Pravind Jugnauth a réitéré son appel pour plus de financement aux PEID.