Contrôle post-Wakashio : des traces d’hydrocarbures détectées dans le lagon et dans les sédiments

Il y a un peu plus d’un an, une marée noire a frappé le sud-est du pays. Depuis, le ministère de l’Environnement a mis en place une surveillance permanente sur neuf sites, de La Cambuse à Vieux-Grand-Port. Des traces d’hydrocarbure sont toujours présentes dans les sédiments. Même si la marée noire est derrière nous, ses traces sont toujours là, tapies dans les profondeurs du lagon.

En sus de ces neuf sites, des échantillons sont régulièrement collectés en-dehors du lagon sur six sites, de Blue-Bay à Mahébourg. Aucune trace d’huile et de graisse n’a été détectée jusqu’à présent, selon le ministère de l’Environnement. À travers ces contrôles, les scientifiques cherchent des traces de total hydrocarbon, de polycyclic aromatic hydrocarbons et de métaux lourds. Sur cinq échantillons collectés à Pointe-d’Esny en avril 2021, seul un contenait des traces de total hydrocarbon (45 mg/l).

Un échantillon de 36 poissons a été collecté de mai à juillet 2021 et aucune trace de ces produits n’a été détectée. Cependant, la pêche est toujours interdite de Pointe-Canon à Vieux-Grand-Port. Car il y a des traces d’hydrocarbures dans les sédiments prélevés dans cette région. Les paramètres examinés sont : dissolved oxygen, le pH, la salinité et la présence d’huile et de fioul. Les normes utilisées sont celles des Coastal Water Quality Guidelines (CWQG, 1999).

Quantilab Ltd a analysé 135 échantillons de poissons pris au large du sud-est en mars et aucune trace de produit chimique n’a été détectée.