Conservation : Notre faune endémique a besoin de vous

Pigeon rose

La conservation intéresse peu de Mauriciens. D’ailleurs, la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) peine à trouver des personnes pour remplir certains postes. Depuis juin 2019, la MWF recherche des Conservation Biologists sur deux projets : la conservation du pigeon rose et celle de la crécerelle.

Une occasion pour faire décrire le métier de conservateur à la MWF. Le projet est largement considéré comme l’un des plans de conservation d’oiseaux les plus réussis jamais réalisés. Le poste permet d’acquérir les compétences sur le terrain, lié au suivi et à la gestion des espèces, y compris la manipulation des oiseaux (baguage, collecte d’échantillons de sang et collecte de mesures, etc.). Les conservateurs doivent veiller au rétablissement des espèces et d’interagir avec des biologistes de la conservation du monde entier. Les conservateurs doivent travailler sur l’Ile Ronde pendant une semaine ou deux, une île sans prédateurs fermée au public avec un écosystème unique.

Le programme de conservation de nos oiseaux endémiques a été initié vers la fin des années 70. La population de crécerelles, qui est endémique de Maurice, avait considérablement diminuée. Les raisons sont la destruction de son habitat, l’introduction d’espèces envahissantes et l’utilisation de pesticides. L’oiseau avait été réduit à quatre individus sauvages connus en 1974 et était considéré comme l’un des oiseaux les plus rares au monde. Des mesures d’urgence ont été prises pour sauver l’espèce. Des actions de gestion intensive de la conservation ont été initiées à la fin des années 80 par la MWF. Grâce au travail des conservateurs, la population est passée à quelque 350 oiseaux aujourd’hui. Le but du projet est de sauvegarder la population de crécerelles en utilisant des techniques de gestion de la conservation pour encourager davantage la croissance de la population. Ceci comprend la fourniture de sites de nidification artificiels, l’élimination des concurrents exotiques, une surveillance étroite de la population et l’élevage.

Outre la crécerelle, le pigeon rose a vu le rétablissement de l’espèce en voie de disparition de seulement 10 individus en 1990 à plus de 470 individus en 2018. Au cours des 30 dernières années, une approche de gestion intégrée de l’élevage en captivité, de la restauration de l’habitat, de l’alimentation supplémentaire et du contrôle des prédateurs a été appliqué. Il existe une sous-population de pigeons roses à l’Ile aux Aigrettes et dans six autres sites, dont les Gorges de la Rivière Noire. Le but, c’est d’augmenter la population à plus de 600 oiseaux, un chiffre qui serait la taille de population minimale viable pour une espèce aviaire.

C’est là où le rôle des conservateurs est important. La MWF veut pouvoir s’armer des ressources nécessaires pour préserver la faune endémique du pays. La MWF n’arrive pas à remplir ces postes par des Mauriciens et le département des Ressources humaines de la MWF pense qu’il s’agit fort probablement d’un manque d’information concernant les opportunités qu’offrent ces emplois. La majeure partie des employés qui postulent sont des étrangers qui viennent pour des stages.

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