Biodiversité côtière : le malheur des uns fait le bonheur des côtes

Les côtes obtiennent un repos bien mérité. Depuis les premiers colons, les plages de Maurice n’ont cessé d’être sous un stress ininterrompu. Plages, lagons et falaises ont été des atouts pour vendre la destination mauricienne au monde. Avec le confinement, les côtes se reposent enfin.

Des animaux sur les plages : comme les vaches à Péreybère, les singes à Gris-Gris, les oiseaux marins à Baie-du-Tombeau… Des petites raies blanches dans le lagon de Blue-Baie, poissons, anguilles et autres crustacés occupent les espaces côtiers. C’est le spectacle qu’offrent nos plages depuis deux semaines. Malgré la présence de quelques humains pollueurs, les plages se régénèrent.

Comme le soulignent les spécialistes en sciences marines, dont Nadeem Nazurally, chercheur à l’Université de Maurice, les lagons et les plages se reposent pendant un mois. L’absence d’éléments étrangers, comme les voitures et les gens, sur les plages réduit le stress sur la nature. Donc, aucune vibration ni mouvement durant un mois. Ceci devrait permettre à la végétation de prendre place.

Dans le lagon, aucun bateau ne circule. Tant mieux, affirme le scientifique, car les déversements d’hydrocarbure dans les lagons sont ainsi réduits à presque rien et le rejet de déchets à la mer dû aux activités humaines est quasi-inexistant depuis le début du confinement. Cette condition est idéale pour permettre aux coraux et à d’autres espèces marines de se reproduire et d’étendre leurs territoires. D’où la présence de certains animaux marins près des plages : raies, laffes-volants, anguilles, crustacés…

Dans d’autres régions, la végétation reprend ses droits sur les plages. La présence de ces jeunes végétaux aide à contenir le sable et à protéger les plages contre l’érosion.

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