AVIS d’experts – Gaz à effet de serre : le Covid-19 provoque une chute du taux d’émission

Le taux d’émission des gaz à effet de serre de Maurice ne cesse de grimper. De 2017 à 2018, il a augmenté de 0,02 %. Or, avec le confinement général de quinze jours dans le cadre de la pandémie du Covid-19, il sera en baisse. D’ailleurs, dans le monde entier, les taux baissent en flèche.

Le Covid-19 a une implication directe sur les activités économiques de Maurice. À ce jour, les autobus roulent à une fréquence réduite, il y a moins de voitures sur nos routes et les poids lourds sont rares. De plus, les industries fonctionnent au ralenti. Seul le secteur de l’énergie fonctionne normalement.

Selon le consultant en environnement Sunil Dowarkasing, moins de voitures circuleront sur les routes, les activités de fabrication seront arrêtées et la consommation d’énergie diminuera certainement. Comme les magasins et les centres commerciaux sont fermés, un changement dans le schéma de consommation aura également lieu durant la période de ralentissement. Par conséquent, tous ces éléments auront un impact positif sur les émissions de carbone.

Les rues de la capitale sont presque désertes.

Les émetteurs des gaz à effet de serre sont :

Le secteur énergétique, qui contribue à hauteur de 59,3 % du taux national

Les industries et la construction : 8,3 %

Le secteur du transport : 26,3 %

Les autres secteurs : 6,1 %.

Le secteur énergétique continue à fonctionner normalement. Les industries sont au ralenti et la construction à l’arrêt. Quant au secteur du transport, moins de 40 % fonctionne, alors que les autres secteurs sont à l’arrêt. Au bout de quinze jours, Maurice aura pris de l’avance sur la baisse du taux d’émission de gaz à effet de serre.

À titre de comparaison, pendant le confinement en Chine, le pays avait réduit par 25 % sa consommation d’énergie et ses émissions en seulement deux semaines par rapport à l’année précédente. Les experts affirment que cela réduira les émissions nettes de la Chine par 1 % en 2020. Des réductions similaires sont observées en Italie, ce qui aura des réactions en chaîne sur d’autres pays européens. « Une diminution conséquente des émissions de carbone sera observée en 2020 en raison de Covid-19 », indique Sunil Dowarkasing.

L’industrie du transport aérien, responsable de 2,6 % des émissions mondiales, est en chute libre. « Les experts estiment que cette industrie ne redémarrera pas tant qu’il y aura beaucoup d’incertitude sur la durée et l’impact du virus sur les projets de voyage. » Le consultant souligne qu’il faut s’attendre à une baisse en pourcentage des émissions mondiales de carbone du secteur d’aviation, en raison du manque de trafic aérien.

La gare d’autobus à Immigration Square.

Selon des chercheurs de l’université de Columbia :

Les niveaux de trafic auraient chuté de 35 % par rapport à 2019.

Le monoxyde de carbone provenant des voitures a chuté de 50 % en deux jours.

Les chercheurs ont également rapporté que New York a connu une baisse de 5 à 10 % des émissions de carbone et une nouvelle baisse des émissions de méthane (plus fatale que le carbone).

L’Organisation for Economic Co-operation and Development prévoit une baisse de 1,2 % des émissions de dioxyde de carbone en 2020.

Une fois la crise sanitaire passée, les chercheurs locaux devront comptabiliser le taux d’émission.

La plage de Mon-Choisy.

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