S’oublier au jardin Telfair et dans l’arrière-pays

À Souillac, le jardin Telfair m’a toujours fasciné pour son cachet rural et brut, ses grands arbres touffus et centenaires, son promontoire, d’où on contemple la mer et la plage, une trentaine de mètres plus bas.

Une allée mène directement à la mer. Ce petit jardin est ombragé. On ne ressent pas la chaleur pour une autre raison. Il est situé sur une falaise. Dans une mixité de pelouse et de terre, des kiosques impeccables et exotiques accueillent le pique-niqueur. De jolies (Oui, a existe !) poubelles permettent de disposer des ordures. Ici, les gens sont plus conscients de l’environnement, puisqu’ils prennent soin de ne pas salir ce site naturel. Au bout de la falaise, une vue magnifique de la mer et des rochers basaltiques, où viennent se déchiqueter de grosses vagues. Entre ces rochers, des parcelles de sable doré dans un bon état.

Pour accéder à la plage, un escalier. Là, le temps s’invite à la baignade, au déjeuner et aux jeux. C’est intéressant d’y voir jouer les enfants. Ils vivent dans le moment présent, au lieu de penser au passé ou à l’avenir. Une joie indicible éclaire leur visage. Un moment de pur bonheur.

Laissant les enfants à leur monde enchanté, je remonte la falaise pour emprunter le chemin de terre qui longe la cote. Ce chemin bien aménagé, puisqu’on y monte et descend à l’aide de marches en ciment, permet de voir l’arrière-pays. Ici et là, de petites plages isolées au sable immaculé, où les occupants peuvent s’imaginer être les seuls propriétaires de cette plage ! Des bancs en roche taillée invitent les promeneurs à s’asseoir pour admirer la vue : ciel, sable, rochers, mer, végétation luxuriante. Tous les sens sont en éveil. Telfair est l’exemple vivant de ce que l’on peut créer pour divertir gratuitement les Mauriciens et les touristes. Félicitations à ceux qui s’en occupent !

Rassurez-vous : le coin n’est pas dangereux. Les habitants des lieux vont et viennent et ils sont gentils. Tout ceci pour dire qu’il y a plus à voir que le jardin à Telfair. On peut y passer facilement deux heures à apprendre à vivre comme on le faisait autrefois.

Au bas, à même la plage où l’on entend que le bruit des vagues.