Fraises : un bonheur rouge vif

Les fraises sont d’un rouge foncé et donnent envie de les croquer, tellement elles sont belles. Avec un peu de sucre roux, c’est un vrai régal.

Ramesh et Nalinee Teemill cultivent des fraises. Et celles-ci leur procurent de la joie. Ils sont aux abords des routes, des autoroutes, au cœur de Grand-Baie, de Bagatelle. Vendent aussi des mangues, des letchis, des melons d’eau, des longanes… tout ce que les Mauriciens aiment.  Ils font recette et font vivre la famille. Le couple a trois enfants : deux fils et une fille.

« Depuis plus de trente-cinq ans, je cultive des fraises et des ananas. On vend aussi des letchis et des mangues qu’on achète, c’est notre gagne-pain », raconte Ramesh Teemill. Il a pris la relève de son père. « J’habite à Montagne-Blanche, mais je vends des fruits un peu partout dans l’île. Actuellement c’est la saison des fraises », explique-t-il.

C’est son épouse Nalinee Teemill qui s’occupe de la vente des fraises à Saint-Julien Village, au bord de l’autoroute. On ne peut les rater, tellement les fraises sont d’un rouge écarlate.

« Rs 100 la barquette et le sucre roux, une feuille de papier de soie et une piquette sont offerts pour la dégustation », dit Nalinee Teemill.

La récolte n’est pas intensive. « On arrive à vendre dix à quinze barquettes par jour. Mais il faut de la patience. Il y a la culture dans les champs. Les arbustes sont piquants. La cueillette se fait manuellement et les fraises sont ensuite emballées dans des barquettes. On gagne notre vie honorablement », poursuit Ramesh Teemill.

« Mon mari va très tôt dans les champs pour cultiver ou récolter », renchérit son épouse. « On a quelques champs. Certains sont sur des flancs de montagnes, c’est fatigant », indique Nalinee Teemill.

Pour ce qui est des ananas, Ramesh Teemill s’est assuré d’avoir des exportateurs qui viennent les récolter et les exporter. « Pour les ananas, je n’ai pas de problème, je les plante en observant les normes sanitaires européennes. Et les exportateurs les récoltent, les nettoient, les mettent en boîte et les exportent vers la France. »

Il prône la culture bio. « On n’utilise pas de pesticides, mais la main-d’œuvre coûte cher. »

Ramesh et Nalinee Teemil sont heureux de vendre des fruits tout le long de l’année. « On est heureux, on ne cherche pas à faire fortune. On veut juste pouvoir vivre et on y parvient. »