Pratiques durables dans les écoles catholiques : Les écoliers initiés au tri de déchets

Pratiques durables dans les écoles catholiques

« L’exemple viendra d’en bas ». C’est ce que nous confie Jean-Maurice Labour, le vicaire général du Diocèse de Port-Louis. Le projet « Sauver notre maison commune » a été lancé, ce lundi, à l’école Notre Dame de Lourdes, à Rose-Hill. Il est initié par l’ONG Action pour la Protection de l’Environnement (APE), sous l’égide de la Commission Justice et Paix du Diocèse de Port-Louis.

Ce projet pilote a été lancé dans quatre institutions scolaires de Rose-Hill : Notre Dame de Lourdes RCA, Saint Enfant Jésus RCA, Notre Dame des Victoires RCA et le collège St Mary’s. Le projet consiste, dans un premier temps, à initier les écoliers au tri de déchets. Des poubelles de tri ont été placées dans les écoles par la firme Green. Cette mesure est accompagnée de la nomination de « green champions ». Ce sont des éducateurs qui ont pour but de guider les écoliers et collégiens vers des pratiques vertes. Le projet pilote vise à toucher environ 3 000 écoliers et collégiens. « C’est 3 000 familles qui seront touchées. Nous voulons que les pratiques vertes s’inscrivent dans les habitudes des enfants », affirme Daryl Ragaven, assistant maître d’école et ‘green champion’ à l’école Notre Dame de Lourdes. Il nous explique que le jeu est utilisé comme technique dans les écoles pour encourager les élèves. Des paniers de basket-ball sont placés sur chaque poubelle pour encourager les enfants à effectuer le tri tout en s’amusant.

Pratiques durables dans les écoles catholiques
Le projet « Sauver notre maison commune » a été lancé, lundi, à l’école Notre Dame de Lourdes, à Rose-Hill.

Jean-Paul de Chazal, président de la Commission Justice et Paix, explique que l’investissement initial est de Rs 650 000. « Le but de ce projet pilote est de juger sa viabilité. Il faudra, par la suite, chercher des sponsors et lever des fonds pour avancer ». L’objectif est d’étendre le projet à toutes les institutions tombant sous la responsabilité du Diocèse de Port-Louis. Le Thabor sera un laboratoire, un exemple de fonctionnement durable : collecte d’eau de pluie, alimentation solaire, plantes endémiques, tri de déchets, recyclage, réduction de déchets et réutilisation, entre autres.

Pratiques durables dans les écoles catholiques
L’objectif est d’étendre le projet à toutes les institutions tombant sous la responsabilité du Diocèse de Port-Louis.

Depuis 2011, 17 écoles catholiques sont dotées de panneaux solaires. Le Diocèse compte en installer sur l’ensemble des bâtiments tombant sous sa responsabilité, y compris les écoles catholiques. Les initiateurs du projet veulent réduire l’empreinte écologique des établissements scolaires catholiques et de ceux du Diocèse, d’ici 2021. Plusieurs mesures sont mises en place : la collecte d’eau de pluie pour être utilisée dans les toilettes et jardins, la création de jardins contenant des plantes endémiques, des légumes et des plantes médicinales, l’installation de panneaux photovoltaïques pour alimenter les bâtiments du Diocèse et les écoles. Le projet débute par ce qui est le plus simple, c’est-à-dire, le tri des déchets et le recyclage.