Catastrophes naturelles : Le danger sous nos pieds

Catastrophes naturelles

Maurice n’est pas à l’abri des catastrophes naturelles: cyclones, inondations et tsunamis. Les tremblements de terre guettent aussi le pays.

Maurice n’est pas à l’abri des catastrophes naturelles. Ce sont surtout les spécialistes qui tirent la sonnette d’alarme, en évoquant les inondations et les cyclones, mais d’autres dangers nous menacent aussi.

En effet, Maurice peut être affecté par les effets des séismes et des tsunamis. Nous l’avons déjà vécu en 2004 lors du tsunami qui avait ravagé l’Indonésie et le Sri Lanka. Les effets ont été ressentis à Maurice et particulièrement à Rodrigues. D’ailleurs, Rodrigues se trouve dans une zone à risque dans le bassin sud-ouest de l’océan Indien.

Qu’en est-il de Maurice ? Selon la station météorologique de Vacoas, l’île peut aussi être affectée, bien qu’elle se trouve loin des points convergents de trois plaques tectoniques : africaine, indienne et australienne. Les signes se sont déjà manifestés. Un tremblement de terre a eu lieu en février 2018 à 112 km de Tamarin et 79 km de La Réunion. Un séisme de magnitude 4,0 sur l’échelle de Richter a été enregistré. En 2017, la région a connu des tremblements de terre d’une magnitude de 6,0 en juillet 2017, de 5,3 en 2015 et 5,8 en 2012.

Selon le National Disaster Risk Reduction and Management Centre (NDRRMC), Maurice et Rodrigues ne sont pas hors d’atteinte d’un évènement semblable à celui de 2004. C’est pour cette raison que Maurice s’est doté d’un système d’alerte qui donne aux autorités mauriciennes un temps de réaction de cinq à sept heures, avant que les premières vagues n’atteignent nos côtes. Or, ce temps de réaction est basé sur l’éventualité qu’un tremblement de terre sous-marin ne provoque pas un tsunami dans la région indonésienne. Toutefois, des sismographes ont été placés et sont surveillés par la station météo. Les protocoles existent aussi pour sécuriser la population en cas de séisme et de tsunami.

Qu’en est-il des risques de possibilités de séisme avec des conséquences aggravantes ?

Selon l’océanographe Vassen Kauppaymuthoo Maurice, La Réunion et Rodrigues se trouvent dans une zone entre la triple jonction des trois plaques de l’océan Indien et le Mid-Indian Ridge. Vassen Kauppaymuthoo souligne qu’en théorie, des séismes ne devraient pas inquiéter la zone des Mascareignes. Or, l’expert affirme que des activités magmatiques provoquent des flexions et la torsion du plateau océanique, provoquant des séismes. Parfois, il arrive que ces séismes soient de forte magnitude, mais à plus de 200 km sous la plaque continentale.

Mais il est vrai de dire que nous avons eu des séismes de magnitude de 4,6 à 10 km sous le sol dans la région de Rodrigues. Moins la profondeur est élevée plus élevés sont les risques », explique l’océanographe.

Même si le danger n’est pas sous-marin, il pourrait surgir sous nos pieds. En effet, les activités volcaniques peuvent aussi générer des séismes. Dans un pays où la majeure partie des maisons est en béton, le risque de perte de vies humaines est élevé. Vassen Kauppaymuthoo souligne qu’en 2007, des signes précurseurs d’une activité volcanique avaient été détectés dans la région de Piton. Il souligne qu’il ne faut pas oublier que le Piton de la Fournaise est actif. « Un effondrement volcanique dans la mer à La Réunion peut occasionner un tsunami qui nous touchera en 20 minutes ».

Sans oublier le Trou-aux-Cerfs. Vassen Kauppaymuthoo souligne que le volcan était en activité il y a environ 15 000 ans et qu’il faut 100 000 ans pour déclarer un volcan dormant.

Avec de telles configurations, Maurice n’est pas à l’abri des séismes et de leurs effets, dont les tsunamis. Outre Vassen Kauppaymuthoo et le NDRRMC, la station météo de Vacoas le confirme. D’où la mise sur pied d’un système d’évacuation et d’un protocole d’alerte et de gestion de crise en cas de tsunami. C’est le NDRRMC qui est chargé d’appliquer le protocole.

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